
La voix royale du blues Yéménite
Yemen Blues est une rencontre originale et fascinante entre des mélodies Yéménites traditionnelles et le monde du blues, du jazz et de l’afro funk. Une musique qui serpente au travers du blues ouest-africain et des mille et une vibrations du désert saharien, nubiennes, gnawi, touaregs, saidi et bambara. Ce mélange aux tonalités jazz et parfois funk sonne comme une ode aux groove africains ancestraux.
Yemen Blues a été créé Ravid Kahalani, chanteur talentueux ayant grandit dans la pure tradition yéménite qui s’est inspiré des langues et chants traditionnels de ses origines et qu’il a étendu au blues, à la soul ouest africaine du désert du Sahara en passant par l’opéra et le blues afro américain. Ravid a rejoint les forces armées avec Omer Avital, bassiste et compositeur et ensemble ils ont créé Yemen Blues, un groupe de musiciens talentueux de New York, d’Israel et d’Uruguay.
Les concerts de Yemen Blues sont une célébration des grooves africains, un canevas empreint d’une profonde émotion, jubilation des percussions, de l’oud, du violoncelle et des cuivres dans une danse harmonieuse et résolument moderne. Une oasis de paix dans le milieu du désert !
Ravid Kahalani
Ravid Kahalani est né en 1978 en Israel d’une famille Yemenite originaire de Kohlan près de Sanaa au Yemen du Nord. Dans la tradition culturelle juive Yemenite connue pour ces chanteurs talentueux, sa famille a une belle histoire de chanteurs dont Zacharia Yitzhak, auteur et chanteur traditionnel. Ravid se rappelle de lui chantant à l’age de 5 ans, et comme le veux la tradition d’une famille conservateur, il chante la liturgie dans la synagogue. L’excitation et l’enthousiasme des réactions étaient les premiers signes lui indiquant que chanter deviendrait sa raison de vivre et d’aimer. Il dit aujourd’hui: “la musique est ma religion”
Dans les années tumultueuses de l’adolescence, Ravid prend de la distance de ses racines et de la religion et il découvre le soul afro américain et le blues.
Il s’intéresse au théâtre et étudie deux années au Nissan Nativ Acting Studio.
Il joue dans la pièce “Rust” d’Avishai Hadari qui gagne le prix Akko Theatre festival en 1998.
Rattrapé par sa passion pour la musique, il délaisse sa courte carrière d’acteur pour apprendre les percussions. Autodidacte, il suit les conseils du maitre percussioniste Chen Zimbaslista qui engage Ravid dans son show “Zimba”.
Il fait sa première apparition comme chanteur soliste dans le spectacle “Joy” du chorégraphe et danseur Yossi Yungman au festival d’Israel en 2003. L’année suivante, alors que le spectacle est donné à Belgrade, un musicien Serbe qui était dans le public du nom de Misko Plavi invite Ravid à intégrer son projet “East kissing West” comme chanteur. Ravid reste donc à Belgrade et devient fasciné par la musique d’église orthodoxe serbe. Il commence à étudier la lithurgie Serbe et travaille avec la chanteuse Divna Petrovic.
Omer Avital
Omer Avital, surnommé par le LA Times le “pionnier mélangeant le jazz avec des éléments de musique du monde” est un compositeur, bassiste virtuose et joueur de oud exceptionnel, une force vive de la scène musicale new yorkaise depuis une dizaine d’année. Le New York Times écrit: Mr Avital et son groupe produisent l’une des musiques les plus originales jamais écoutées à New York”.
Né et élevé en Israel de parents de descendance yemenite et marocaine, Avital a baigné depuis sa plus tendre enfance dans la diversité musicale et culturelle de son pays: folk musique israélienne (mélange de musiques arabes avec des harmonies européennes), la musique lithurgique juive yemenite (tradition ancestrale de poésie, de mélodies et de rythme et de danse), musique populaire arabe et méditérannéenne venue d’Egypte, du Liban, de Turquie, de Grèce et d’Afrique du nord, les chants et prières traditionnels ashkenazes et sépharades, les musiques européennes, la musique populaire et le jazz et le blues américain.
En 1992, Omer Avital s’installe à New York et devient un bassiste reconnu au plan international. Signé par Impulse (Universal Music) à l’age de 26 ans, il produit son premier album. Omer enregistre et tourne avec Wynton Marsalis, Kenny Garret, Brian Blade, Joshua Redman, Brad Mehldau, Roy Haynes et beaucoup d’autres. Durant cette période, Avital s’intéresse de plus en plus à son héritage musical arabe et juif sépharade, notamment la musique ancienne andalouse. En 2002, il retourne en Israel pour étudier la musique arabe, le oud et la musique traditionnelle israelienne.
Depuis qu’il est revenu à New York en 2005, Omer a créé des projets avec son groupe de musiciens, notamment le Debka Fantasia Cycle, arrangements de chansons traditionelles israéliennes, chansons de dévotion (Piyutim) qui incorpore des prières juives traditionnelles dans des compositions de musique de chambre, un concerto pour basse et orchestre. En 2008, il reçoit le “Prime Minister’s award”, l’une des distinctions les plus prestigieuses pour des artistes en Israel.
Yemen Blues- recording session from Mikooka on Vimeo.